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Quand le train fait froid dans le dos : Snowpiercer

Le 23 November 2013, 09:29 dans rdv au ciné 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Attention, à ceux qui ne l’ont pas vu, gros risques de spoils.

Snowpiercer, film WTF…

Dommage, parce qu’il part de concepts intéressants :

      - L’ère glaciaire déclenchée par les hommes. En voulant contrer le réchauffement climatique, ils ont produit l’extême opposé. Quoiqu’il fasse pour survivre, l’homme est nuisible pour lui-même.

      - La lutte des classes, le clivage pauvres/riches (bien qu’usé jusqu’à la corde, c’est un sujet qui marche, parce que malheureusement, toujours d’actualité).

       -  Le train. Aussi loin que je me souvienne, il me semble que ça n’a pas encore était fait. Le train comme moyen de survie a un côté plutôt angoissant. Instable,  c’est un moyen de se protéger du froid mortel qui ne tient qu’à un fil (les ponts gelés qui menacent de s’effondrer, les rails bouchés par la glace…). C’est aussi un transport qui doit être en mouvement perpétuel (comment faire s’il s’arrête de fonctionner ?).

Mais après.

Le film est plein d’incohérences… un échantillon :

  • Le « c’est pas très malin, fallait y penser » 

 Pourquoi avoir fait rentrer des gens dans le train pour les maltraiter alors qu’il est évident qu’ils allaient un jour se rebeller devant l’injustice ?!

On peut supposer que c’est pour repeupler un jour la terre… parce que, quand elle sera habitable,  il va bien falloir faire quelque chose (hé oui).

Soit. Et s’ils les sous-nourissent, c’est tout simplement pour ne pas graspiller toutes les ressources du train. Ok. Mais dans ce cas… pourquoi laisser d’autres passagers user de ces ressources de manière totalement absurde ?  C’était pas plus simple de partager équitablement (plutôt que de faire de grosses soirées déguisées ?!)

  • Le « Celui qu’on croit qu’il est le gentil mais qu’en fait il est le méchant »

Ou la trahison qui fait du mal.

Le vieux, la voix de la sagesse. Tout le monde le suit, tout le monde l’écoute. Il y a une raison à ça :

Au tout début, quand les gens sont rentrés précipitamment dans le train pour sauver leur peau, on a laissé les premières classes enfermées dans wagon pendant un mois. Sans nourriture, avec pour seul moyen de se sustenter que de manger le voisin.

C’est sûr, c’est pas sympa. Le sage a mis fin à ce carnage en se coupant un bras (courageux) et en le donnant à manger aux affamés, pour éviter qu’ils ne tuent une femme. Après cet évènement, tout le monde a suivi son exemple et retrouvé sa part d'humanité,  jusqu’à ce qu’on les nourrissent de gelée verte (je n’ai pas vu masse d’estropié au passage).

MAIS on apprend que le vieux est en fait un MÉCHANT qui manipule les GENTILS et qu’il est de mèche avec Wilfrid, le maître du train.

Et là on se pose une question, pourquoi le vieux, compère de Wilfrid, se fait chier à se couper les membres, pendant que l’autre se fait cuire des steaks à l’avant. Entre les deux manipulateurs; c’est quand même lui qui a eu la place de merde. Alors pourquoi est-il resté fidèle à Wilfrid ?

  • Le tatoué « roi du Kung Fu (ou autres arts martiaux) »

mais il sort d’où celui là ?? On ne le voit à aucun moment, et là, PAF, il apparaît quand on en aurait bien besoin. 

  • Le « mignon mais un peu breton »

Wilfrid, qui a certes construit un super train, n’a pas non plus inventé l’eau en poudre…

Il choisit, pour le remplacer aux commandes du train, un homme qui le déteste et qu’il a maltraité pendant 17 ans ! Mais pourquoi t’as fait ça Wilfrid ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement pris un jeune de ton école, élevé à coup de propagande,  pour prendre la relève ?

Même s’il invite le héros à manger un steak pour lui faitre la proposition, on sentait bien que ça allait un peu coincer entre eux-deux.

  • Le « un p’tit cliché pour la fin »

Le héros s’en veut de n’avoir jamais osé se couper le bras pour le manger, au lieu de bouffer ses petits camarades pendant le mois de vache maigre. À la fin, pour sauver un enfant prisonnier du mécanisme infernal du train, il a ENFIN l’occasion de s’arracher le bras. Bon… si ça peut lui donner bonne conscience…

  • Le « …mais… c’est pas un  peu crade ? »

À la fin, seuls les innocents survivent… même après une chute d’une bonne 50aine de mètres (aaaa, l’innocence, ça préserve…). La médium et l’enfant sortent du train. Et, miracle (on ne s’y attendait pas du tout, mais alors PAS DU TOUT), ils ne sont même pas gelés ! (mais ça caille un peu quand même).

Ils voient un ours blanc, et là, ils sont heureux (« la vie est possible ! … et maintenant on fait quoi ? »)

Mais… réfléchissons un peu… s’ils sont les seuls survivants, le gosse, la nana et l’ours, ça veut dire qu’il va y avoir détournement de mineur et/ou zoophilie pour repeupler ?

  • Le « …mais qu’est-ce que ça fait là ?! »

La scène de la dégustation de sushis… improbable. À mon sens elle casse gravement le rythme du film.

 

                     Mais… y a des trucs vachement sympas (quand même) :

  • Les palets verts gluants (vous aussi ça vous fait penser à de la gelée anglaise ?) qu’on leur donne à manger, ne sont en fait que des cafards/blattes/et autres broyés. Cette scène où le héros s’en rend compte est géniale (et donne un peu envie de vomir en fait). La vermine qu’on nourrit de vermine. Pas mal. En plus, au passage, ils nettoient le train de tous les insectes. Cynique (j’aime :D ).
  • La scène de la classe bourrage de crâne, complètement décalée. Géniale et totalement à contre pieds de la scène précédente (le carnage un peu cradouille).
  • Le concept de la survie dans un train. Comment recréer un écosystème dans un des endroits qui est le moins propice à ça ? On traverse des wagons incroyables (comme une orangerie, un aquarium…). Et je trouve ça pas mal poétique.
  • Mention spéciale à Tilda Swinton, méconnaissable (dentier et énormes lunettes). À la fois irritable et attendrissante, elle réussi a donner beaucoup de relief à son personnage.

LE point positif de ce film :

En sortant, on se dit que finalement, la SNCF, c’est pas si mal (et pourtant…)

 

Photo de Ken and Nyetta  http://www.flickr.com/photos/kjfnjy/6291810054/lightbox/

C'est pas la taille qui compte

Le 18 November 2013, 06:42 dans c la vie 0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on ouvre un pot de Nutella, à l’heure où la puberté est arrivée, où ton corps stocke la moindre calorie, il y a forcément ce petit sentiment de culpabilité.

 Grossir ou 0 plaisirs, il faut choisir.

La bonne alternative semblait donc être : LA CUILLÈRE À CAFÉ (fantastique invention). 

Une cuillère à café de Nutella, ce n’est pas si terrible (même si elle suffirait à éradiquer la famine d’un petit village pour au moins 24h).

Alors tu trempes sans complexe ta cuillère. Tu la bombes bien, ça dégouline, mais c’est pas vraiment grave, c’est « juste » une cuillère à café.

Bientôt engloutie.

Alors tu regardes la cuillère à café, vide, et le pot, tout triste d’avoir été délaissé, qui t’appelles de son odeur savoureuse « Viens….viens….VIENS !!…. »

Bon…et puis, une deuxième après tout, ça n’a jamais tué personne (même si tu n’en donnerai pas ta main à couper…des artères bouchées, il y a du en avoir…)

 Tu plonges alors tout entière dans le pot, au milieu de la pâte, perdant toute notion du temps.

 La cuillère à café est un piège. Méfiez-vous.

 

Photo de Stan Stewart:  http://www.flickr.com/photos/muz4now/8858336003/

 

 

 

« Et si le vrai luxe, c’était l’espace ? » Renault

Le 14 November 2013, 06:45 dans rdv au ciné 0

 

(Attention, risques de minis spoils)

Suite à un accident, deux astronautes dérivent dans l’espace.

Autant le dire tout de suite, Gravity ne me donnait que très moyennement envie.

Et puis, parce que tout le monde y va et qu’il faut se créer sa propre opinion, (et au passage, pour le petit frère), j’ai franchi la porte du cinéma.

Premier constat : la salle est sur blindée. Le film commence, on met nos lunettes.

 La lumière s’allume. Le film est fini.

Je suis scotchée sur mon siège, comme après un Space Mountain. Essoufflée, j’ai l’impression de m’être débattue dans l’espace à la place de Sandra (Bullock). Pendant tout du long, mes mains sont restées crispées, accrochées à mon siège, à cause de la tension.

Habituellement, je ne suis pas fan de tout ce qui se passe dans l’espace. Mais là c’est bien plus que ça. C’est un film sensoriel. Peut-être même un tournant dans l’Histoire du Cinéma. Un cinéma participatif et non passif, qui deviendra de plus en plus une expérience à vivre dans laquelle on sera projeté… j’ai hâte.

Grâce à la 3D (pour une fois vraiment bien utilisée), et à la caméra subjective, l’astronaute, c’est nous. Les peurs des personnages sont les nôtres. Nous sommes perdus dans le vide.

L’Homme est terrien, il est donc rattaché à la Terre, soumis à la gravité, entouré d’un écosystème et d'une atmosphère. Pour lui, la conception de vide est presque impossible, et donc naturellement, terrorisante. Et bien là, on s’en rend méchamment compte.

On peut peut-être y voir des références aux jeux vidéo. Caméra subjective, jauge de vie qui diminue (ici, l’oxygène), et passage d’une station à une autre (qui traduit une progression de niveau en niveau).

Il y a bien sûr, quelques clichés (la photo de la bonne famille américaine accrochée à la combi de l’astronaute qui s’est pris une belle poutre dans la gueule). Mais il y a aussi, de très belles images (Sandra Bullock, en femme embryon, vulnérable, dans le sas de décompression).

Avant même la fin du film, je flippais… « Mon dieu, vont-ils se la jouer à l’américaine et tout gâcher ??! ». Mais celle-ci, ouverte, reste très intéressante (bien que quelque fois un peu gniante). Car malgré les apparences, on ne sait pas vraiment si, au final, ça se finit bien ou pas. L’aventure est loin d’être terminée, emballée et toute rose… On peut aussi se poser de sérieuses questions sur les séquelles du personnage… Est-il vraiment possible d’être épanoui en société après avoir vécu le pire (du pire) en solitaire ?

Remarques avant de partir :

  • Quand ça veut pas, ça veut pas, la pauvre Sandra en a bien bavé.
  •  Un film où Georges Clooney n’est visible que dans une combinaison d’astronaute est-il réellement un bon film ? (Bon exception faite pour celui là mais c’est la dernière…)
  • Y a vraiment autant de boulons qui flottent tranquillement dans les stations spatiales ?...
  • J’aurai bien vu le requin des dents de la mer la bouffer quand elle fait la planche dans l’eau (#nonjenesuispassadique)

 

 

Teddies in Space , Photo de Daniel Strange (Cambridge University Spacefligh). Source : University of Cambridge Department of Engineering

http://www.eng.cam.ac.uk/photocomp/2009/dgs36_1.jpg

 

 

 

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